Voici venir le jour…

Voici venir le jour, où la nature fait Loi

Voici venir le jour si attendu pour toi,

9 mois que tu l’attends, et ne cesse d’y penser,

Tout au creux de ton ventre, tu sens la vie germer.


Et puis sans crier gare, la voici qui arrive,

La première vague qui vient, te mène sur l’autre rive,

Elle jailli comme une source, à l’eau limpide et claire,

Tu sais cette évidence, ce savoir séculaire.


Elle marque le début de la naissance qui vient,

Elle arrive doucement et te prend par la main.

Les premières vagues sont là, elles t’entraînent doucement,

Tout le long d’un ruisseau aux méandres changeants.

Laisse-les donc venir, et surtout n’ai pas peur

Laisse-les te traverser, jusqu’au fond de ton cœur.


Peu à peu tu le sais, tu quittes le monde conscient,

Tu rejoins la rivière, ressens son tournoiement.

Chaque vague se fait plus forte, plus puissante et plus dense,

Et tu suis le courant, tu entres vraiment en transe.


Tu ressens le pouvoir de ta force intérieure,

Qui te fait vaillamment traverser toutes tes peurs…

La péri est brandie par tous comme évidence,

Mais toi tu crois en toi, tu crois en ta puissance.


Tu reviens dans ta bulle, ton cocon te protège,

Ton souffle est comme le temps, le fleuve comme un cortège.

Tu es femme, louve ou lionne, tu ne sais plus très bien,

Puissance, chaleur et force sont au creux de tes reins.


L’estuaire se dessine, là-bas la mer ondoie,

Inextricable lien, ton enfant glisse en toi.

Un moment d’accalmie vient troubler ta conscience,

Mais il ne dure pas c’est la désespérance.


Ton corps se fait matrone, animal et sauvage,

Et sans t’en rendre compte tu pousses un cri de rage,

Un feu brûlant te prend, fait tressaillir ton âme,

Et tu sens tout ton corps, tu sens ton corps de femme.


Une tête couronnée a jailli malgré toi,

Tu es reine ici-bas et ton enfant est roi,

Tu croises son regard, tu es émue, tu ris,

Tu le prends dans tes bras, l’amour est infini.

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